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5J3&- Chap. IX. DU CRÉDIT ENTRE

4o. Je penfe qu'il conviendroit encore d'introduire de nouveau 1'ancienne coutume de demander la permiffion a nos M. M. les Bour<?uEmaÏtres régnants , lorfque quelque Comptoir voudroit entreprendre une levée d'argent par forme d'Emprunt, foit fur gage ou autrementj & furtout lorfqu'on voudroit le faire pour compte Etranger (8).

5°. II faudroit établir, aprés la Paix, des Pacquetsbots, ou des Avifo, qui partiroient ré-

(8) Autrefois loïfqu'un Négotiant accrédité, ou un Comptoirétabli dans cette Ville, vouloit ouvrir une nouvelle négociation d'argent, il commencoit par en demander au préalable la permidion a M. M. les Bourguemaltres régnants. Maintenant cette coutume eft tellement venue hors de mode, que quiconque veut ouvrir de pareilles Négociations, prend un chemin plus court; il s'adrefle feulement a un Courtier accrédité, ou a des Entrepreneurs de ces fortes d'affaires: & dès qu'on eft une fois convenu du profit, Ia partie eft tout de fuite arrétée, & tout fe conclut ainfi fans autre cérémonie. Je fuis beaucoup porté pour la liberté dans le commerce : je fcai qu'il ne faut point le géner; mais en mêmetems j'aime un peu 1'ordre, & le bien public. Je penfe donc que fi on pouvoit rétablir cet ancien ufage, que nos Peres avoient li fagement établi & fuivi, cela produiroit un trés bon effet. II en réfulteroit non feulement plus de confiance chez 1'Etranger, mais encore une plus grande confidération pour M. M. nos Bourguemaltres régnants , qui en outre, dans certaines circonftances, feroient auffi plus a portée d'aider de leurs Confcils les Négociants eux-mêmes, de les protéger dans leurs entreprifes, & de pourvoir en müme tems aux fuites facheufes qui en pourroient réfulter pour les particuliers, pour cette clafle de citoyens qui vivent de leurs rentes, & qui font fouvent les parties fouffrantes & la viéjjme dc i'imprudence des Négociants, & de 1'avidité des Courtiers.

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