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Les veillées du chateau, ou Cours de morale a l'usage des enfans.

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du Chateau. feIj beaucoup de peine ft cacher. Cependant comme j'étois véritablement humilié de 1 emportement que je venois de montrer je diffimulat mon chagrin, &j'afFeélai dè paroitre content. Dans cette fituation ayant befoin de me plaindre, je cherchai Sinclair, & je lui ouvris mon cceur. II me bldma; il approuva ma femme, il donna les plus grands éloges ft fa fermeté, ft fa prudence. Mais, difois-je, puis-je fupporter cette réferve, quand je n'ai rien de caché pour elle? Je le fais , reprit Sinclair, en fouriant , vous lui diriez le fecret de

votre ami intime Oui, Sinclair, ie

vous trahirois pour elle; & fürement elle n aime pas mieux fa Belfamie que je vous aime. — Non. Mais elle connolt tous fes devoirs, & vous n'avez jamais réfléchi fur les vótres. Vous n'avez que des vertus naturelles; elle a des principes folides & jnvanables. Vous avez pour elle une paffion extravagante, & elle a pour vous un attachement profond, vertueux , qui ne peutqu'ennoblir, qu'élever encore fon ame, s'il eft poffible, & qui jamais ne lui fera faire de folies...—.J'entends; elle ne m'aimera jamais comme je 1'aime. Je ne fuis ft fes yeux qu'un infenfé , elle vous 1'a dit?... Je prononcai ces dernieres paroles avec beaucoup d'émotion. Pour toute réponfe Sinclair hauffa les épaules, me tourna lè dos, & me quitta. Je reftai pétrifié, maudiilant 1 amour , 1'amitié, mécontent de tout ce que j'aimois, & de moi-même, & Kij