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Les veillées du chateau, ou Cours de morale a l'usage des enfans.

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Les Veillées

me trouvant le plus malheureux de tous les hommes.

N'ofant plus me mettre en colere , je boudai : mais 1'égalité, la douceur de Julie triompherent enfin de ma mauvaife humeur. Nous eümes une nouvelle explication ; je reparlai de Belfamie. Ma femme m'offrit de ne plus la revoir, puifque je paroilfois avoir pris de 1'averfion pour elle. Je 1'aimerai toujours, me dit-elle, nul intérêt au monde ne me feroit trahir le fecret qu'elle m'a confié; mais il n'eft point de penchant que je ne fois toujours prête k vous facrifier. Ce difcours me toucha; toute ma rancune contre Belfamie s'évanouit. Je volai chez elle pour la conjurcr d'oublier mon emportement, & jelaramenai en triomphe chez ma femme, qui ne 1'avoit plus revue depuis Ia fcene ridicule qui interrompit leur converfation. Le reite de 1'hyver fe pafla aflez tranquillement. Au printemps, je partis pour 1'armée. La campagne finie, je revins a Paris avec Sinclair, qui m'avoit rejoint en route. A une lieue de Paris, il trouva fa voiture , & un de fes gens lui donna un petit billet qu'il lut avec beaucoup d'empreifement. Enfuite il me quitta, & monta dans fa voiture. Malgré moi, je réfléchis fur eet incident fort fimple en apparence, mais qui me caufa une forte de trouble involontaire dont je ne pouvois me rendre raifon, ou, pour mieux dire, dont je craignois d'approfondir la caufe. JufquesIk je n'avois cru Sinclair occupé que de