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Les veillées du chateau, ou Cours de morale a l'usage des enfans.

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o du Chateau. 221

fon avancement militaire & de fa fortune. J'étois für que le billet étoit d'une femme. Sinclair avoit paru attendri en le lifant ; en même-temps, j'avois remarqué que ma préfencele gênoit & 1'embarraflbit... II aimoit, j'en étois certain; pourquoi m'en faire un myftere ? Si eet attachement n'avoit rien de criminel, pourquoi le cacher a fon ami intimeV Enfuite, je me rappellois mille détails que je voulois en vain écarter de mon fouvenir... L'enthoufiafme avec lequel il m'avoit fouvent parlé de

ma femme Je frémifföis, ma tête s'é-

chauffoit , je n'avois plus la force de repouffer un doute affreux qui me déchiroit Paine. Je trouvois un funefte plaifir k me livrer k la jaloufie dont j'avois voulu triom-

pher un moment & ce fut dans cette

difpofition que j'arrivai k Paris. Ma femme n'avoit pu venir au-devant de moi 5 un violent mal de gorge la forcoit k garder fa chambre. Sa vue diflipa bientót ces fataks impreflions. En la regardant, en 1'écöittant, je fentois peu-ft-peu le calme fe rétablir dans mon cceur. Je me reprocbai des foupcons odieux , & je pouvois k peine concevoir que j'euffe été capable'de les former.

Cependant ie ne voyois plus Sinclair avec le même plaifir, lorfqu'il étoit en tiers entre ma femme & moi; je fouifrois moins cependant par jaloufie, que par la crainte mortelle qu'il ne pénétdt 1'efpece de gêne qu'il me caufoit : car, par une bizarrerie K iij