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Les veillées du chateau, ou Cours de morale a l'usage des enfans.

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du Chdteau. cjr nai les trois mille louis pour la délivrance de quarante prifonniers.

En renoncant au jeu, il fallut renoncer a beaucoup de liaifons nouvelles que j'avois formées depuis trois mois. J'avois négligé ma femme : je revins a elle avec tranfport; elle me recut avec une tendrefl'c & une indulgence qui me la rendirent mille fois plus chere que jamais. Dans les premiers épanchements de cette efpece de réconciliation, je lui avouai tous mes torts, toutes mes bizarreries; je ne lui cachaipas que j'avois eu la coupable injufïice d'être jaloux de Sinclair. Julie parut auffi étonnée qu'affligée de eet étrange aveu; & dans la crainte que je ne retombalfe encore dans la même foibleffe, elle me confeilla de ne point engager Sinclair a revenir chez elle aufli fouvent qu'autrefois; car, depuis trois ou quatre mois, je ne 1'avois vu que rarement; & de lui-même, il avoit fort éloigné fes vifites.

Ce confeil étoit fage, mais je ne le fuivis point; je me croyois guéri, je voulois le prouver. Je fus chercher Sinclair, je fis toutes les avances : il m'aimoit, il fe perfuada facilement que j'étois enfin devenu raifonnable; d'ailleurs, s'il avoit trop d'efprit pour n'avoir pas pénétré ma jaloufie, il n'en avoit du moins aucune preuve certaine, & il étoit bien fur qu'elle n'avoit jamais été que paffagere & momentanée. Cependant, en renouantrhitimité quiexiftoit autrefois entre nous, il crut qu'il feroit