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Les veillées du chateau, ou Cours de morale a l'usage des enfans.

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du Chateau. ny parti qui pouvoit lui rendre la liberté, & lui afTurer les moyens d'offrir Un afyle a Olimpe, ou de la tirer peut-être du plus mortel embarras, en fuppofant qu'elle fut arrivée. II écrivit a fon pere; fa maintremblante traca en frémiffant ce peu de mots: Mon pere ,je vous promets une obèijfance fans hornes; mais du moins daignez nfécouter* Un inftant après avoir envoyé ce billet, Théophile entendit frapper a fa porte, c'étoit le valet-de-chambre de fon pere qui venoit le ehercher.

Pale, tremblant, hors de lui, mais décidé a feindre, Théophile defcendit au moment même chez le Baron, qui vint au-devant de lui, 1'embraffa, le prit affeclueufement par la main, & le fit affeoir a cóté de lui. II y eut un inftant de filence, caufé par un embarras rnutuel, Cependant le Baron , tachant de prendre un air ouvert & fatisfait: Mon fils, dit-il, oublions le paffé ; vous me promettez une obéiffance fans bornes, j'y compte, & je vous rends ma confiance & ma tendreffe,, Je me doute bien que la perfonne que vous avez vue dans le Limoufin n'aura rien épargné pour vous féduire&vous aigrir contre moi : elle vous aura fans doute appris que fes lettres & les vótres ont été fouftraites. Voila le feul artifice que je me fois permis, Votre intérêt &ma tendreffe pour vous en font 1'excufe. Du rede, je n'ai rien exagéré dans tout ce que je vous ai dit d'une perfonne que fa conduite a rendue indigne de vous. Je fuis