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Les veillées du chateau, ou Cours de morale a l'usage des enfans.

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Cbnie Moral. 243 je me dérsene, ou pour mieux dire, je me réveille, je quitte un fon ge agréable, que la vérité fait évanouir, & 1'on a Pinjuftice d'appeller inconltance cet effort de raifon! Je ne change point par caprice , par lallitude , je me troinpe& je me défabufe.

Enfin, il y a deux ans que je me trouvai pour mon malheur cn rivalité avec Prudine , un nouvel attachement m'occupoit uniquement depuis plus de trois mois, la Fée prit pour mon amant une fantaifie qui me couta la liberté; elle m'enleva & me conduifit ici, nous traverfihnes ce jardin, elle me tenoit par la main, je pleurois, je me défefpérois. Raffurez-vous, Agélie, me ditelle, ma vengeance ne fera point barbare; vous êtes piquante, aimable; fi vousaviez un peu moins de légéreté, vous ferieztres* attacnante; auffi, comme malgré moi vous m'intérefléz , je veux plutót chercher a, vous corriger qu'a vous punir.

Ce perfifflage de la Fée ne me rafluroic pas, nous marchions toujours; enfin, les bofquets, les arbres, le jardin , tout difparut a nos yeux, & nous nous trouvftines dans une plaine immenfe, qui n'étoit bornée de tous les cótés que par 1'horizon. Tel eft a-peu-près le coup d'ceil que Pon peut avoir fur un vaiffeau , Iorfqu'on eft en pleine mer; mais le mouvement & le bruit des flots, lesaccidentsde lumiere produits par Ie foleil qui fe réfléchit fur la furface des ondes, donnent une fbrte de vie a ce tableau , au -lieu que dans la plaine ois L ij