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Les veillées du chateau, ou Cours de morale a l'usage des enfans.

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Conté Moral. 253 duement, & je me livrai au plus affreux défefpoir; j'étois a fes pieds , je les baignois de larmes. Par pitié , lui difois- je, daignez me iaiflér quelque elpérance. Voyez donc , répondoit-elle, li vous devez regretter votre bague! La vérité vous paroit fi cruelle , que vous ne 1'auriez la fupporter, & que vous me coniurez de vous tromper !. .. Nous devons fans doute cherchcr a nous affranchir des illulions qui peuvent nous égarer ; mais pourquoi vouloir détruire celles qui nousconfolenti... Croyezmoi, Seigneur, n'employez point délbrmais votre art a former un talifman femblable a celui dont je vous ai délivré,vous ne feriez que vous préparer dc nouveaux malheurs. Etudiez les hommes, connoiffez-les, défkz-vous d'eux en général: mais livrez-vous aveuglément a la foi de votre maïtreffe & de votre ami.

Ce confeil étoit fage, & malheureufement je n'en profitai pas. Agélie fut inflexible, rien ne put me rendre fon cceur. Accablé, défefpéré, je m'éloignai d'elle, je me retirai dans une folitude oü je paffai plufieurs mois uniquement occupé de ma douleur. Zumio m'avoit fuivi; quoiqu'il fftt la caufe innocente de mes malheurs, fon attachement pour moi, fa gaieté & fa douceur naturelle , me rendoient fa fociété agréable; d'ailleurs, il eonno-iffoit Agéüe, je pouvois lui parler d'elle. Zumio avoit beaucoup voyagé, il contoit avec plaifir & avec grace; & pour me dillraire , il m'entretenoit