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Chap. X. DES DETTES PUBLIQUES. 253

tre Europe feront peut-être bientót réduits k fouhaiter de fe trouver au même point, oü ils auroit pü être il y a cent ans.

•Telle guerre n'a eu lieu que paree qu'on efpéroit de trouver fans peine l'argent pour la foutenir. Les Souverains ont voulu dominer d'un bout du monde a I'autre fur Terre & fur Mer, fur leurs voifins, & donner la loi non feulement a toute 1'Europe, mais ils ont même cherché a étendre leur Empire jufques dans les Contrées les plus éloignées de l'JJie même, tandis qu'en même-tems ils fe font rendus, eux & leur Nation, tributaires de prefque toutes les autres Nations, même de celle qu'ils ont humiliées , par le tribut qu'ils doivent leur payer, toutes les fois qu'ils leur font tenir les intéréts des fommes immenfes qu'ils leur doivent (8)-

Les Finances d'un Etat ne fuffifent plus pour entretenir tant de Troupes & tant de Flottes. II y a des Souverains dont 1'armée confomme plus de la moitié des revenus de 1'Etat: & d'autres dont elle emporte plus des

(8) La République des Sept Provinces Unies ne doit qu'ii fes propres Sujets: il n'en eft pas ainfi de VAngleterre ni de la France; les Suiffes, les Génois, les Génévois & les Hollandois font leurs Créanciers, & retirent annuellement des rentes qui forment des fommes affez confidérables. Je reviendrai ftir cet •bjet dans ma troificme Partie.

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