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258 Chap. X. DES DETTES PUBLIQUES.

huit milliards, & laiffa a. fa mort quatre milliards & 500 millions de Dettes (10).

J'avoue que ces fommes me paroilTent exagérées par 1'Ecrivain qui rapporte ces faits fur un fimple dit-on: car felon M. Millot, a la mort de Louis XIV. les dettes de 1'Etat ne montoient qu'a deux Milliards. Et felon M. Melon (Voyés fes Réflexions politiques fur les Finances & le Commerce Tom. II. pag. 53.) „ par la révifion des effets Royaux, & „ par les liquidations qui en furent faites alors, „ on trouva que le feu Roi devoit en princi„ pal ou intéréts deux milliards trois cent mil„ lions," & tout (continue le même Auteur) riétoit pas liquide. Le Mare d'argent fin valoit pour lors 38, & maintenant aux environs de 54 Livres: ainfi ces 2300 millions reviendroient aujourd'hui aux environs de trois Milliards deux cent cinquante millions de Livres. On fait au refte dans quel effroyable défordre étoient alors les Finances en France,

Ce feroit un objet curieux de favoir an jufte a combien fe monte le nombre des Créanciers d'un Etat, & de voir en même-

(10) Voyés, Mémoires pour fervir ü VUifloire générale des Finances , par M. Déon de Beaumont Tom. III. pag. 30. ii la Note 2.

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