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mécontentement du soldat, sans pain, sans paye et sans habits , découragé par un

de ces derniéres est 1'insouciance trop souvent affèctée par les Francais sur tout ce qui regarde leurs ennemis et les pays oü ils font la guerre. Les Russes et les Autrichiens avoient ordinairement, a la tête de leurs colonnes, des émigrés et des officiers du pays, qui leur donnoient, sur leurs adversaires, tous les renseignemens desirables : les Francais au contraire, le peuple le moins instruit des mceurs , des langues , de la discipline et des arts de ses voisins, n'avoienta cette époque dans leur état-major, et peut-être dans toute leur armée , aucun officier qui connüt les differentes armes du corps russe, ni qui eüt la moindre notion sur leur langue , ou leur manière de marclier, de camper et de combattre. Comme ces hyperboréens formoient ordinairement 1'avant-garde, on ne pouvoit faire aucune reconnoissance utile, ni tirer aucunes lumières des prisonniers 5 car les légions polonaises oüil se trouvoit des hommes qui connoissoient et avoient combattu les Russes, et qui eussent pu rendre degrands services , étoient alors k Naples. Une preuve bien frappante de 1'ignorance des Francais sur tout ce qui regardoit les Pmsses , c'est qu'ils ne les distiuguèrent pas d'abord des Hongrais ou Autrichiens. Au coiubat du 11 mai, oü ils repoussérent Rosemberg, qui avoit passé le Pö r et qui marchoitsur Valence , ils crurent avoir battu le» Autrichiens - et d'après le rapport de Souworow, il n'y avoit .que des Russes.

Voici ce rapport :

» Le bruit s'étant répandu que 1'ennemi avoit évacué

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