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Oeuvres badines, completes.

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Tiran ie B t K n"cï

fe nommoir le feigneur de Villermes. Sa valeur & fon expérience aux armes éroient connues. Le lendemain, pendant que le roi entendoit la meffe il vint trouver Tiran , & lui dir : chevalier, comment avezvous eu 1'audace de porter des mains profanes fur un corps facré comme celui de la belle Agnès ? Jamais chevalier a-t-il fait une demande pareille a la vótre ? II faur que ce gré ou de force vous me donniez ce précieux bijou , je le mérite mieux que vous. Dès mon enfance j'ai aimé , fervi & refpedé cette rare beauré ; c'eft un prix qui eft du a mes longs fervices. Remettez-le a celui qui en eft le plus digne. Ne me forcez point a vous 1'anracher avec la vie. Je ferois regardé comme le plus infame & le plus lache des chevaliers, répondit Tiran, fi j'abandonnois ce joyau qui m'a été accordé , que j'ai détache moi-même , & que j'ai juré de conferver. Mais, chevalier , vos difcours font trop fiers; je vois qu'il fuut que je rabaifie- vorre orgueil. Le chevalier francois voulut alors fe faifir du joyau ; Tiran mit fur le champ 1'épée a la main, & rous ceux qui fe trouvèrent préfens en firent de même. Chacun prit parti; de forte qu'il y eut une douzaine de chevaliers ou de gentilshommes tués, avant qu'il füt pofiible de les fépater. Je puis en dire des nouvelles certaines, ajouta Diofébo , puifqu'en cette occafion je fus blefle de quatre coups d'épée. Ce-

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