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Oeuvres badines, completes.

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F i d ï t s. 229' Turcomanie, & que Brandilon , qui vouloit régner a quelque prix que ce fut, & qui ne redoutoit rien, pouvoit aifément ( comme I'avoit dit Arméline ) obtenir du fecours de fon coufin le grand Can; qu'elle lui confeilloit de faire choix d'un prince qui fat digne d'élle, & qu'alors tous les autres feroient ttanqutlles & abandonneroient bientöt leurs mauvais deffeins ; elle lui témoigna qu'elle defiroit avec autant d'ardeur que fes peuples, de lui voir une poftérité glorieufe; & finit en lui difant que fi elle avoit quelque penchant pour Uranio, foit par fentiment ou par reconnoiffance, elle feroit charmée de l'avoir pour gendre ; mais que cependant c'étoit a elle a fe choinc un marf.

Léonide étoit agitée de mille penfées différentes, pendant le difcours de 1'impératrice ; elle ne pouvoit défapprouver les raifons de fa mère, 8c ne pouvoit non plus furvivre au chevalier de Cupidon , fi fa mort étoit véritable ; & fi au contraire elle étoit fauffe , 1'amour lui ordonnoit d'attendre ce même chevalier , perfonne ne pouvant le remplacer digne' ment. Voici donc ce qu'elle répondit a 1'impératrice , après un affez long filence.

Je fais, madame, ce que je vous dois, & ce que je dois a. vos peuples; vos volontés.

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