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Oeuvres badines, completes.

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232 Le Caeoanere

de voir remporter a tout autre. Prenez les armes d'os de poiffbn, vous favez combien elles font avantageufes ; prenez aufïï Furio, le plus brave de tous les chevaux; je voudrois pouvoir vous donner mon cceur, mais il n'eft plus a moi. 1

Uranio, fatisfait de cette réponfe , baifa tendrement la main de Léonide, & lui protefta que pour la mériter, il attaqueroit non feulement le redoutable Caloandre, mais encore les plus braves chevaliers de la Grece. Bientöt on ne paria plus que du cépart d'Uranio, & du defTein qui le conduifoit a Conftantinople, & toute la cour en concut de juftes alarmes.

Tigrinde voulut lui donner, avant fon départ , le plaifir de la chaffe de la belle forêt, qui n'étoit éloignée que d'une lieue de Trébifonde. L'impératrice, accompagnée de quelques demoifelles & de plufieurs courtifans, s'arrêta pendant la chaffe auprès de la fontaine oü elle avoit été autrefois enlevée par deux géans. Ce lieu étoit fort ouvert, & par conféquent très-commode pour voir paffer tous les animaux que Ton courroit. Tigrinde fe rappellant alors fes heureufes amours, & Ia facon dont Poliarte Tavoit fecourue & déiivrée du manage d'Orgolion, fentit fes flammes fe rallumer fi vivement, qu'elle n'entendit p!us