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Oeuvres badines, completes.

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b E B OV E O G N E. '£f}ï 3e rlre de ma vivacité : mais il ne lui fut pas poffible d'adoucir ma mère ; elle refufa même de recevoir mes adieux, quand je partis huit jours après. II eft vrai que je ne voulus jamais me foumettre a demander pardon a mon frère. Nous arrivames en peu de jours a la ville épif copale de mon oncle ; je la trouvai charmante,^ quoiqu'elle fut fort peu de chofe. Le peu d'agrément que j'avois eu chez mes parens, & les douceurs que jeprouvois chez fe'vêque, ne me permettoient pas de regretter Paris. Je trouvai quelques gens d'efprit & de mérite dans la ville, même dans le chapitre : mais le goüt que j'avois pour 1'étude , rempliffbit la plus grande partie de mon loifir. Je fis mon ftage de chanoine; &, quand il fut fini, mon oncle me mena a une fort belle maifon de plaifance qu'il avoit a quelques lieues de la ville ; elle dépendoit de 1'évêché, & il l'avoit confidérablement augmentée & embellie. Ce fut la que je me donnai tout entier aux belles-lettres, que le jargon barbare de la philofophie m'avoit fait perdre de vue. Me voici arrivé au moment critique, a eet inftant qui a fait le bonheur & le malheur de ma vie.

Un matin, au lever de 1'aurore, je me promenois dans le pare un livre a la main. J'appercus, a deux pas de moi fur un banc, un