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IJO MÉLAZIE,

&Ja nouveauté dont me paroiffoit la converfation dans laquelle on penfe , on inflruit , & on plaït par des détails & des analyfes agréables & légères. Cette idéé me réuffit, & la vérité de mes aveux amufa & me tira d'aifaire. Ma vifite fut longue, & je fortis avec une fatisfaétion de moi-même qui m'étoit inconnue. Jufques-la, dans le monde , je m'étois cru de 1'efprit par fimple amour - propre , dans ce moment je difiinguok celui que j'avois d'avec celui qu'on m'avoit donné, c'eft un des avantages de la bonne compagnie; celle-ci me mit bientöt en état de me donner des raifons de mon fentiment. II eft vrai que mon ignorance me fit encore plus de honte quand je fus feul & a portee d'y mléchir, je ne trouvai plus de raifon pour 1'excufer; mon premier foin fut de m'entretenir avec mon ami fur letat oü je me trouvois ; j'en tirai de grands fecours; je lui demandai des livres & je les lus avec avidité ; je continuai mes vifites chez Mélazie. La liberté avec laquelle je pouvois en ufer pour entrer & fortir me devint attrayante, bientöt i! me fut impoffibie de me paffer de fa maifon; chaque jour j'acquérois des connoiffances , ck je fjntis pour Mélazie une amitié dont elie aimoit a recevoir des preuves. Je penfois fans contrainte avec elie, eüe fe plaifoit a examiner les replis de mon cosur, elie s'amufoit des détails de ma vie paffee, & fous pretext? de s'infhuire elle-mêm? fur ce qu'elle

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