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et Papillon. 2.9

avant que de fatisfaire fa curiofité, qu'il recïit les complimens des habitans des terres vertes, qui, par la mort du géant, venoient le reconnoïtre pour leur fouverain. II coupa court a la moitié des harangues, qui étoient toujours trop longues; les complimenteurs furent congédiés tout auffi-töt que la chofe fut poffible, & Papillon obtint enfin de Nonchalante le récit de fes aventures, qu'elle commenca ainfi :

Après votre départ, ennuyée des fatigues du gouvernement dont on voulut abfolument m'inftruire , je conjurai la bonne Lolotte que vous avez connue , de m'emmener chez elle ; ce fut avec bien de la peine qu'elle m'accorda cette faveur , mais enfin elle y confentit : elle m'enleva fur mon canapé , & je pafTai quelques jours délicieux dans fa grotte, oü tout étoit auflï commode que tranquille. Elle fut obligée d'aller a 1'afTemblée des fées, mais elle m'apprit a fon retour, en fondant en larmes, que les complaifances qu'elle avoit eues pour moi lui avoient couté bien cher, qu'on Pen avoit grondée avec beaucoup de vivacité, & que le confeil lui avoit ordonné de me mettre entre les mains de Mirlifiche , déja chargée du foin de votre perfonne. & dont la conduite étoit très-bonne' a votre égard. Oh oui, fort bonne, interrompit Papillon , fi c'eft elle qui m'a caufé tous les ennuis que j'ai éprouvés; vous en jugerez tout-a-l'heure. Continuez, continuez, ma belle coufine, car je fais ce qui m'eft

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