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Oeuvres badines, completes.

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Cadichon. 445

Pétaud étoit incertain s'il devoit être deböut ou aflis, k pied ou k cheval : pour cet etTet, on affembla le confeil, oü chacun décida k 1'ordinaire; le fénéchal Caboche prétendit que le roi devoit être debout , & foutint qu'il avoit oui dire que 1'empereur Charlemagne & les douze pairs de France étoient toujours debout , & qu'ils ne s'affeyoient que pour manger & pour fe coucher. Le procureurfifcal opina pour que fa majefté füt affife; il dit pour fes raifons que lés rois & les juges devoient toujours être a leur aife, & qu'après le lit il n'y avoit rien de fi commode qu'un fauteuil. Le receveur , au contraire , fut d'avis que le roi parut a cheval, & il allégua que c'étoit la pofture la plus noble pour les rois, puifque leurs ftatues les reprélentoient toujours ainfi; on foutint fon fentiment, on cria, on fe querella, & on auroit peut-être été plus loin, fi le roi en élevant la voix plus haut qu'eux tous : « Finirez-vous donc , vous aütres ? leur dit» il; voila bien - du bruit pour une chaife de plus » ou de moins ! comme je ferai, ils me verront ; » & comme ils me trouveront, ils me prendront „ » voila tout ce que j'y fais ; mais pour être leur » roi, grand merci, je deviendrois fou avec tout » le tracas de royauté qu'ils m'ont dit. que j'aurois » fur les bras : vive, vive mon petit royaume, » puifque j'y fuis bien, je m'ytiendrai; ainfi, qu'ifs» s'accommodent : cependant.^ puifqu'ils veulent