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bonnes ou mauVaifes; combien ces erreurs deviennent plus défaftreufes , fi ces livres paroiffent munis de la fanêkion des loix , alors le Pharmacien n'a pas même le droit de s'éloigner des procédés qui lui lont indiqués , la loi lui ordonnedelesfuivre,&fon ferment 1'y contraint.

Surement, Meffieurs, vous avez confulté les perfonnes de 1'art que vous avez jugés les plus inftruites. Mais quel eft 1'artifte qui ne faillit jamais "i la réputation d'ailleurs n'accompagne pas toujours le mérite , & cependant c'eft la réputation qui a dü déterminer votre choix ; peutêtre enfuite n'avez vous confulté que les Médeeins , cependant 1'art pharmaceutique & chimique eft eflentiellement du refibrt des Apothicaires, & il en eft plufieurs dans votre ville dont vous auriez pu tirer des lumieres. Ils ont fans doute concu , a la leixure de votre catalogue , une partie des idéés que je vais foumettre a votre prudence , cependant aucuns d'eux jufqu'a cette heure n'ont parlés , tous fe taifent. Ce filencc général dépoferoit-il contre leurs talens, ou formeroit-il un préjugé contre mes réflexions ? Je n'en crois rien ; j'aime mieux 1'attribuer a la crainte de déplaire aux Médecins, qu'ils croient auteurs de eet ouvrage. Ils redoutent la vengeance de quelques-uns d'eux qui ne verroient qu'a regret leur ignorance dévoilée ; ils ont peur que ces derniers ne leur enlèvent la confiance d'une partie de leurs malades. Peut-être penfent-ils qu'il fuffit fouvent de fe diftinguer par fes connoiffances pour avoir une partie des Médecins contre foi , & 1'exemple de quelques villes voifines eft bien fait pour les intimider. Mais qu'ils réfléchifient, & ils verront que le public inftruit,

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