Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

6

LE DUEL,

SCÈNE IIL

LE MARQUIS.

u n beau-ftère infolent & m'infulte & me brave. L'afïïont eft trop public & 1'injure trop grave. C'en eft fait; pardonner n'eft plus en mon pouvoir.

L'lipnneur Barbare honneur, tu me fais un devoir,

Ou de perdre Ia vie ou d'être parricide.

Si ma vengeacce encor ne frappoit qu'un perfide!..,..

Mais que d'infortunés entrainent av.ec nous

Les horribles effets d'un aveugle courroux!

Et comme fi Julie eüt prévu mes allarmes,

L'autre jour en partant el!e fondoit en larmes.

Je la vois accourir en me tendant les bras,

Et fon vertueux pêre accompagne fes pas.

Le mien entreaveceux onmecherche, on m'appelle

Djeu! quelle folitude efFrayante & cruelle!

{Avec un cahnc concer,tré.~)

Plus de fi!s, plus d'époux j'aurai fubi mon fort,

Et celui qui m'attend, c'eft Ia föite ou la mort..... Ah 1 que m'importeroit la pene de Ia vie, Sans celle de mon fils, d'-un pere & de Julie? II ne me refte plus qu'a lui recommander •Ce fils qu'a notre amour le Ciel vient d'accorder..... D'un père infortuné n'avoit-il rec/J, 1'être. Que pour le détefter ftns jamais le connoJtre? O mon fils!..». de mes plcurs je viens de Jecouvrir, Ses foibies bras fembloient vouloir me retenir. Puifte-t-il être un jour, au défaut de fon pêre, La confolation & 1'efpoir de fa mère. (II écril,')

Pardonne • moi, Julie, & tes pleurs & ma mort..... Je meurs exempt de crime & non pas de remord. „ Ün coupableaggrefteur....." Ce coupable eft fonfrèrel D'autres le lui diront, moi je dois le lui taire. Élle aura de mon fort du moins quelque pitié, Quaad je veux de fes maux lui cachsr la moitié,

Sluiten