Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

A LTIIST. PHILOSOPHIQÜÉ. i$

les uns s'en moquerent, & formerent la claiïè abhorrée des efprits forts; les autres, par intérétou pufillanimicé, cherchant a concilier la folie avec la raifon, recoururent a des allégories dont les inflituteurs du dogme n'avoient pas eu la moindre idéé, & que le peuple ne comprk pas ou rejetta pour s'en tenir purement & firnplement a la foi de fes peres.

Les annales facrées des Indiens datênt des Ge*cles les plus reculés , & fe font confervées juf'qu'aux derniers temps fans aucune interruption. Élles ne font aucune mention de 1'événementle plus mémorable & le plus terrible, le déluge. Les Brames prétendent que leurs livres facrés font antérieurs a cette époque, & que ce fléau ne s'étendit pas fur llndoftan. Ils diftinguent qua* tre ages. Lage de la pureté, dont la durée fuc de trois millions deux cents mille ans: alors 1'hom* me vivoit cent mille ans, & fa ftature étoit dé Vingt & une coudéesrl'agede réprobation ,fous lequel un tiers du genre humain étoit corrompu : fa durée fut de deux millions quatre cents mille ans, & la vie de 1'homme de dix mille iansi L age de la corruption de la moitié de 1'efpece , dont la durée fut d'un million fix cents mille ans, & la vie de 1'homme de mille ans* L'age de la corruption générale oü 1'Ere préfeh«e, dont la durée fera de quatre cents mille ans; II y en a prés de cinquante mille d'écoulés : aü B %

Sluiten