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494 SUPPLEMENTS

duifoient a du maïs, préparé de diverfes manieres ; a du cacao délayé dans 1'eau chaude , & aflaifonné avec du miel & du pimant; aux herbes des champsqui n'étoient pas trop dures, ou qui n'avoient pas de mauvaife odeur. Elle faifoic ufage de quelques boiff >ns qui ne pouvoient pas enivrer. Pour les liquenrs fortes, elles étoient 11 rigoureufement défendues, que pour en ufer, il falloit la permifllon du Gouvernemenr. On ne Paccordoit qu'aux vieillards & aux malades. Seulement, dans quelques folemnités & dans les travaux publics, chacun en avoit une mefure proportionnée a Page. L'ivrognerie étoit regardée comme le plus odieux des vices. On rafoit publiquement ceux qui en étoient convaincus, & leur maifon étoit abattue. S'ils exercoienc quelque office public, ils en éroient dépouillés, & déclarés incapables de jamais polTéder des charges.

Les Mexicains étoient prefque généralemenc nuds. Leur corps étoic peint. Des plumes ombrageoient leur tête. Quelques oflements ou de petits ouvrages d'or , felon les rangs, pendoient h leur nez & a leurs oreilles. Les femmes n'a- J voient pour tout vêtement qu'une efpece de chemifequi defcendoit jufqu'aux genoux,& qui étoic ouverte fur la poitrine. C'étoit dans 1'arrangement de leurs cheveux que confiftoit leur parure principale. Les perfonnes d'un ordre fupérieur,

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