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Suppléments a l'Histoire philosophique et politique des établissements & du commerce des Européens dans les deux Indes.

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t\6 SUPPLÉMENTS

XXI. Lss Métis

dre dans les vices qui naiffent de 1'oifiveté, de la chaleur du climat, de 1'abondance de toutes chofes , cette élévation dont il leur avoit été laifle de fi grands exemples. Un luxe barbare, des plaifirs honteux, une fuperftition ftupide, des inrrigues romanefques, acheverent la dégradation de leur caraétere. Une porte reftoit ouverte a 1'ambition de ces colons profcrits, en quelque forte, fur leur terre natale. La Cour, les armées, les tribunaux, 1'Eglife, font enEfpagne des carrières plus ou moins brillantes qu'il leur eft libre de parcourir. II n'y en eft cependant entré qu'un très-petit nombre, ou paree que leur ame eft entiérement flétrie, ou paree que les diftances en rendent 1'accès trop difficile. Quelques-uns, d'une naillance moins diftinguée, ont tourné, dans 1'Amérique même, leur activité, leur intelligence vers les grandes opérations du commerce; & ceux-la ont été les plus fages & les plus utiles.

La fupériorité que les chapetons affeétent fur 'les créoles, ceuxci la prennent fur les métis. C'eft la race provenant d'un Européen avec une Indienne. Les Efpagnols qui, dans les premières époques de la découverte, aborderent au Nouveau-Monde , n'avoient point de femmes avec eux. Quelques-uns des plus confidérables attendirent qu'il en vint d'Europe. La plupart donnerent leur fpi aux filles du pays les plus diftin-