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49o S U P P L É M E N T S milieu de nations turbulentes & ambitieufes , il feroit impoffible qu'il durdt. Quelles que puiflènt être les caufes de 1'obfcurité de la Nouvelle-Jerfey, nous lui devons donc nos confeils fur fon état' aétuel & fur fon état a venir.

Sa pauvreté ne lui permettant pas, dans les commencetnents, d'avoir un commerce direét nvec les marchés étrangers ou éloignes elle ëtöit réduice a vendre fes denrées a Philadelpme, &Plus ordinairement a New-Yorck. Ces deux villes lui donnoient en échange quelques marchandifes de la métropole, quelques denrées des ifles. Leurs plus riches négociants lui firent meme des avances, qui la mirent de plus en plus dans h dépendance. Malgré 1'accroiflèmenc de fes cultures & de fes produétions, elle n'eft pas encore fortie de cette efpece de fervitude. Des états d une vérité inconteftable que nous avons fous les yeux, démontrentqu'en 1769, la Nouvelle-Jerfey n'expédia aucun batiment pour 1'Europe, CX qu'elle n'envoya aux lndes Occidentales que vingt-quatre bateaux, dont la charge ne valoit que 56.965 üv- 19 fols 9 «. Tout le refte de fes richeflès territoriales fut livré aux colonies voifines, qui en firent elles-mêmes le com-

m Cme fituation eft ruineufe & aviliflante. La ■Nouvelle-Jerfey doit conftruire elle-même des

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