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J, J. R O V s S e a Vt %\ J

Lettre au Lord Maréchal d'EcojJe.

Motiers, le it Février 1765,

Vo ü s favez, Mylord , une partie de ce qni rnarrive. La brülerie de la Haye, la défenfe dj Berne, ce qui fe prépare è Geneve; mais vow n; pouvez favoir tout. Des malheurs fi conftirs , une animofité fi univerfelle comrnencoient è m'accibler tout-a-fait. Quoique les mauvaifes nouvelle; fe flïultiplient depuis Ia réception de votre lettre, je »is plus tranquille & même affez gai. Quand Üs m'auront fait tout le mal qn'ils peuvent, jepourrai les mettre au pis. Graces a Ia protection du Roi & a la vótre, ma perfonne eft en füreté contra leurs atteintes; mais elle ne 1'eft pas contre leurs tracafferies, & ils me le font bien fentir. Quoi qu'il en foit, fi ma tête s'afFoiblit & s'altere, mon cceur me refte en bon état. Je 1'éprouve en lifant votre derniere lettre & le billet qne vous avezécrit pour la eommunauté de Couvet. Je crois que M. Meuron s'acquittera avec p'aifir de Ia commiffion que vous lui donnez ; je n'en dirois pas autant de 1'adjoint que vous lui afibciez pour egt effet, malgré 1'empreflement qu'il affecte. Un des tourmens de ma vie eft d'avoir quelquefo's è me plaindre des gens que vous aimez & a me lo.ier de ceux que vous n'aimez pas. Corubien teut cs P 6