is toegevoegd aan uw favorieten.

Supplement aux Œuvres.

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

43fi Lettres de

encore pris: c'eft de m'é'oigner, fi je peux, da porage qui m'accable ; mais fans empreffeinent , fans précaution , fans crainte , fans me cacher, fans me montrer , & avec la fimphcité qui convient l Vinnocence. Je eonfiiere, Madame, qu'ayant pres de fo'xante ars, accablé de malHeuri & d'in« firmités, ks reftes de mes triftes jours ne valent pas la fati^ue de les mettre a couvert. Je ne vois plus rien dans cette vie qifi puifle me'flatter Bi me tenter. Loin d'efi énr quelque chofe je ne fais pas même que dtfirer. L'amour feül du repos me reftoit encore; 1'efpoir m'en eft cV.é, je n'en ai piuS d'autre. Je n'attends plus , je n'tfpere plus que la fin de mes miferes; que je 1'obtienne de la nature ou des hommts, cela m'eft affez indifférent; & de quelque maniere qu'on veuille dtfpofer de moi , 1'on me fera toujouts moins èi mal que de bien. Je pars de cette idéé, Madame, je ks mets tous au pis, & je me tranqaillife dans ma réfignation.

I l fuit de - la que tous ceux qui veulent bien s'intéreffer encore a moi, doivent ceffer de fe donner en ma faveur des mouvemer-s inutiks , lemettrè a mon exömplé mon fort dans les mains de la providence, & ne plus voulo r réfifter a la néc ffi é. Voila ma derniere rélolution; que ce foit la vótre auffi, Madame, a mon égard, & même a 1'égard de certe c'->ere enfant que le ciel vous enleve fans qu'.ticun fecours humain pufte vous la rendre. Que tous les foins que vous iui