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J. J. RfttfSSIAOt 513

les moyens permis & juftes qui pouvoient avoir prife fur des ceeurs humains. Tout a été inutile. I's ont fait le plongeon , & eontinuant leurs manoeuvres fouterraines, ils fe font cachés de moi avec le plus grand foin. Cela étoit naturel, & j aurois dü m'y attendre. Mais ce qui l'eft moins , eft qu'ils ont rendu le public entier complice de leurs trames & de leur fausfeté; qu'avec un fuccès qui tient du prodige , on m'a óté toute connoiffance des complots dont je fuis la viftimey en m'en faifant feule^ ment bien fentir Teffet, & que tous ont marqué le même empreiTement a me faire boire Ia ccupe de 1'ignominie , & a me cacher la bénigne main qui prit foin de la préparer. La colere & 1'indignation m'ont jetté d'abord dans des transports qui m'ont fait faire beaucoup de föttifes, fur lefquelles on avoit compté. Comme je trou» vois injufte d'envelopper tout mon fiecle dans le mépris qu?on doit è quiconque fe cache d'un homme pour le difFamer, j'ai cherché quelqu'un qui eüt affez de droiture & de juftice pour m'éclairer fur ma fituation, ou pour fe refufer au moins aux intrigues des rburbes. J'ai portépartout ma lanterne inutilement, je n'ai poine trouvé d'homme ni d'ame humaine. J'ai vu avec dédain la groffiere fauffeté de ceux quE vouloient m'abufer par des careffes fi mal-adroites & fi peu diftées par la bienveillance & 1'efiime, qu'elles cachoient même & affez mal une X 5,

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