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fecrette animofité. Je pardonne 1'erreur, maï* non la trahifon. A peine dans ce délire univerfel , ai-je trouvé dans tout Paris quelqu'un qui ne s'avilit pas a cajoler fadement un homme qu'ils vouloient tromper, comme on cajole un oifeau mais qu'on veut prendre. S'ils m'euffent fui, s'ils m'euffent ouvertement maltraité, j'aurois pu , les- plaignant & me plaignant , du moins let eftimer encore. Ils n'ont pas voula me laiffer cette confolation; Cependant, -il eft parmi eux d;s perfonnes , d'ailleurs ll dignesd'ellime, qu'il paroit injufte de les'mépri fer. Comment expliquer ces contra-iiftidns? J'ai fait mille effons pour y parvenir; j'ai fait routes les fuppofitions poffibles ; j'ai fuppofé 1'impofture armée de tous les ftarftbeauac de 1'évidence. Jeme fuis dit, ils font trompés, leur erreur eft invincible. Mais, me fuis-je répondu; rion* feulement ils font trompés; mais loin de déplorer leur erreur, ils 1'aiment, ils la chériffent. Tout leur plaifir eft de me croire vil hypocrite & coupable. Ils craindroient comme un malheur affreux de me rerrouver innocent & digne d'eftime. Coupable ou non , tous leurs foinsfont de m'óter 1'exercice de ce droit 11- naturel, fi facré de la défenfe de foi-même. Hélas ! toute leur peur eft d'être forcés de voir leur injuftice, tout leur defir eft de 1'aggraver. Ils font trompés ? Hé bien! fuppofons. Mais , trompés doiveat-ils fe conduire comme tts

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