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DlALOGUB. 17

Vous elites qu'un homme qui ne fait faire ni mufique ni vers, n'a pas fait le Devin du Village, & cela eft inconteftable : moi j'ajoute que celui qui fe donne faufiëment pour 1'auteur de eet opéra , n'eft pas même 1'auteur des autres écrits qui portent fon nom, & cela n'eft gueres moins évident; car s'il n'a pas fait les paroles du Devin, puifqu'il ne fait pas faire des vers, il n'a pas fait non plus 1'Allée de Sylvie, qui difEcilement en efFet peut être 1'ouvrage d'un fcélérat& s'il n'en a pas fait la mufique, puifqu'il ne fait pas la mufique, il n'a pas fait non plus Ia Lettre fur la Mufique Francoife, encore moins Ie Diclionnaire de Mufique, qui ne peut être que 1'ouvrage d'un homme verfé dans eet art & fachant Ia compofition.

F. Je ne fuis pas la-deffus de votre fentiment , non plus que le public, & nous avons pour furcroit celui d'un grand mufïcien étranger, venu depuis peu dans ce pays.

R. Eh! je vous prie , Ie connoifiëz-vous bien ce grand mulïcien étranger ? Savez-vous par qui & pourquoi il a été appellé en France, quels motifs Pont porté tout d'un coup a ne faire que de la mufique Francoife & a venir s'établir a Paris ?

F. Je foupgonne quelque chofe de tout cela; mais il n'en eft pas moins vrai que J. J. étant plus que perfonne fon admirateur, donne lui-même du poids a fon fufrïage.

R. Admirateur de fon talent, d'accord, je

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