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222 II. D i A t o r, u k;

lui 1'inftrument des jouiïTances. II n'a point pro prement de paffions, non plus que 1'avsre, ou i[jes furmonte & travaijje uniquement par un excès de prevoyance a fe mettre en état de fatisfaire a fon aife celles qui pourront lui venir un jour. Les vé«tables paffions, plus rares qu'on ne penfe parmi les hommes, Ie deviennent de jour en jour davantage; 1'intérêt les élime,les atténue, les engloutit toutes, & la vanité, qui n'eft qu'une bêtife de 1'amour-propre, aide encore a les étouffer. La devife du Baron de Fenefte fe Ik en gros caradteres fur toutes les aélions des hommes de hos jours c'eft pour paroiftre. Ces difpofiüons habituelles ne font gueres propres a laiffer agir les vrais mouvemens du cceur.

Pour J- J-> incapable d'une prévoyance un peu fuivie , & tout entier a chaque fentiment qui 1'agite, il ne connoit pas méme pendant fa duree qu'il puifle jamais ceffer d'en être afFefté. II ne penie a fon intérèt, c'eft-a-dire, è 1'avenir que dansen calme abfolu; mais il tombe alors dans un tel engourdiffement, qu'autant vaudroit qu'tl n'y penfat point du tout. II peut bien dire au contraire de ces gens de 1'Evangile & de ceux de nos jours, qu'oü eft le cceur, Ia' eft auffi fon trefor. En un mot,fon ame eft forte ou foible a *'excès, felon les rapports fous lefquels on 1'envifage. Sa force n'eft pas dans 1'aftion , mais dans Ia réiiftance; toutes les puiffances de 1'uni*M ne feroicnt pas fléchir un inftant les direo

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