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Supplement aux Œuvres.

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li I. D I A L O C V E. '429

qu'ils prennent fans rettche depuis tant d'années, ne marquent-elies pas la frayeur de n'en avoir ; jamais pris affez? Ils ont beau renfermer la vésite dans de triples murs de menfonges & d'imI poftures qu'ils renforcent continuellement, ils 1 tremblent toujours qu'elle ne s'échappe par quelï que fiffure. L'immenfe édifke de ténebres qu'ils ent élevé autour de lui ne fuffit pas pour les rasI furer. Tant qu'il vit, un accident imprévu peut lui dévoiler leur myftere & les expofer a fe voir confondus. Sa mort méme, loin de les tranquilI lifer doit augmenter leurs alarmes. Qui fait s'il n'a point trouvé quelque confident difcret qui, lcrfque 1'animofité du public ceffera d'être attifée par la préfer.ce du condamné, faifira, pour fe

1 faire écouter, le moment oü les yeux commen) ceront a s'ouvrir? Qui fait fi que'que dépofitaire

2 fidele ne produira pas en tems & lieu de telles I preuves de fon innocence que le public, forcé

de s'y rendre, fente & déplore fa longue erreur ? J Qui fait ,fi dans le nombre infini de leurs compli; Ges il ne s'en trouvera pas quelqu'un que Ie rer pentir, que le remords faffe parler ? On » beau

pré voir ou arranger toutes les combinaifons ima: ginables, on craint toujours qu'il n'en refte quel; qu'une qu'on n'a pas prévue, & qui faffe décou-

3 vrir la vérité quand on y penfera le moins. La ;i prévoyance a beau travailler, la crainte eft encore |: plus active , & les auteurs d'un pareil .projet ont

j fans y penfer facrifié a leur haine Ie repos du refte 1 de leurs jours.