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Supplement aux Œuvres.

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III. DlALOSOI. AS?

g encore aucune importance, & furtout par rap,j port a moi, au peu de jours qui me reftent a vivre, quand même j'y pourrois voir renaltre '„ pour moi toutes les douceurs dont on a pris " peine a tarir le cours. J'ai trop connu la mifere *t des profpérités humaines pour être fenfible a " mon age a leur tardif & vain retour, & quel", que peu croyable qu'il foit , il leur feroit encore plus aifé de revenir qu'a moi d'en re" prendre le goüt. Je n'efpere plus & je defire trés-peu, de voir de mon vivant la révolution qui doit défabufer le public fur mon compte. Que mes perfécuteurs jouiffent en paix , s'ils peuvent, toute leur vie du bonheur qu'ils fe font fait des miferes de la mienne. Jc na defire de les voir ni confondus, ni punis, & „ pourvu qu'enfin la vérité foit connue, je ne „ demande point que ce foit a leurs dépens : mais je ne puis regarder comme une chofe in„ différente aux hommes le rétabliffement de ma „ mémoire & le retour de 1'eftime publique qui „ m'étoit due. Ce feroit un trop grand malheur a pour le genre-humain que la maniere dont on „ a procédé a mon égard fervlt de modele & „ d'exemple, que Phonneur des particuliers dé„ pendit de tout impofteur adroit, & que la fociété , foulant aux pieds les plus faintes loix „ de la juftice, ne füt plus qu'un ténébreux bri„ gandage de trahifons fecretes & d'impoftures adoptées fans confrontation, fans contradiótion, Supplém. Tom. III. T