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Mémoires secrets pour servir a l'histoire de la république des lettres en France.

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C 231 )

finances, de Mirbeck, Avocat aux Confeils, & Bro, Notaire pour la Chambre baffe.

Car on voit que 1'affemblée Te divife naturel, lement en deux claffes: ceile des protecteurs, & celle des affociés ou protégés, qualité qui ne doit pas plaire infiniment a tout le monde.

Le 23 Avril 1782. On ne concoit pas quel .goüt d'argent s'eft emparé, de M. le Duc de Chartres, & le pouffe a des ?£tions peu dignes d'un Prince.' II faut fans doute rejeter tout cela fur fes gens d'affaires. Tel eft le trait qu'on raconte depuis quelques mois & qu'on n'a voulu rapporter qu'après en avoir conltaté 1'authenticité.

II eft d'ufage qu'au manage des Princes le Roi accorde pour préfent de noces ijo,oco livre?. M. le Duc de Chartres a fait demand.r cette fomme au Duc d'Orléans fon pere. Celuici a répondu qu'en dépenfant 8co 000. liv. pour les fêtes du mariage de fon fils , il croyoit avoir amplement fatisfait aux intentions de Louis XV. Malgré cela, les confeils du Prince ont prétendu qu'il ne pouvoit, a caufe de fes enfans , fe départir de fon droit, & en conféquence le Duc d'Orléans a été afligné. Madame de Monteffon, inftruite de ce mauvais procédé, lui en a porté fes plaintes un jour qu'il eft venu la voir, lui a dit que le Duc d'Orléans n'avoit point d'argent & lui a préfenté fes diamans pour gages de la fomme: le Duc de Chartres honteux les-a refufésj Mad. de Monteffon, pour arrêter le cours