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par laquelle il faut néceffaireraent que je paffe, pour arriver d'eux a moi.

DiiPins quinze sus & plus que je fuis dans cette éirange pofition, elle me paroic encore un rive. Je m'imagine toujours qu'une indigeflion me tourmente, que je dors d'un mauvais fommeil, & que je vais me reveiller bien foulagé de ma peine en me retrouvant avec mes amis. Oui , fans doute , il faut que j'aye fait , fans que je m'eii appercuffe , un faut de la veille au fommeil , ou plutót de la vie a Ia mort. Tiré je ne fais comment de 1'ordre des chofes, je me fuis vu précipité dans un cahos incompréhenfible oü je n'appercois rien du tout; & plus je penfe a ma lituation préfente , & inoins je puis comprendre oii je fuis.

Eu! comment aurois-je pu prévoir le deflin qui m'attendok ? Comment le puis-je concevoir encore aujourd'hui que j'y fuis livré? Pouvois-je dans mon bon fens fuppoier qu'un jour, moi le même homme que j'écois, le même que je fuis encore, je pafferois, je ferois tenu fans le moindre doute pour un monflre , un empoifonneur, un affaflin ; que je deviendrois 1'horreur de la race humaine, le jouet de la canaille ; que toute la falutation que me fetoient les paffans feroit de cracher fur moi; qu'une génération toute entiere s'amuferoit d'un accord unanime a m'enterrer tout vivant? Quand cette étrange révoluiion fe fit, pris au dépourvu, j'en fus d'abord bouleverfé. Mts

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