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SS8 Les Cokfesjions.

triftelTe fans fïel n'étoit que celle d'un cceur trop tendre, qui, trompé par ceux qu'il avoit cru de fa trempe, étoit forcé de fe retirer au-dedans de lui. Plein de tout ce qui venoit de m'arriver, encore ému de tant de violens mouvemens, le mien mêloit le fentiment de fes peines aux idéés que la méditation de mon fujet m'avoit fait naltre; mon travail fe fentit de ce mélange. Sans m'en appercevoir, j'y décrivis ma fituation aétuelle,

j'y peignis G...., Mde D' y. Mde. d'H ,

St. L t, moi-même. En 1'écrivant, que je

verfai de délicieufes hrmes! hélas! on y fent trop que 1'amour, cet amour fatal dont je m'efforcois de guérir, n'étoit pas encore forti de mon cceur. A tout cela fe mêloit un certa'n attendrisfement fur moi-même, qui me fentois mourant & qui croyois faire au public mes derniers adieux. Loin de craindre la mort, je la voyois approcher a-ec joie: mais j'avois regret de quitter mes femblables fans qu'ils fentiffent tout ce que je valois, fans qu'ils fuffent combien j'aurois mérité d'être aimé d'eux, s'ils m'avoientcornudavantage. Voila les frcrettes caufes du ten fingulier qui régne dans cet ouvrage, & qui tranche fi prodigieufement avec celui du précédent (*)

Je retouchois & mettois au net cette lettre, & je me difpofois è la faire imprimer, quand, après un long filence, j'en recus une de Mde.

t*) Le Difcours fur 1'inégalité.

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