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32 Les Confessions.

Maréchal, dont je connoifiois la droiture invaria»

ble & la vérité de fon amitié pour moi, je ne pus

le foupconner un moment. Je ne pus même srrêter

ce foupcon fur Mde. laMaréchale. Tout ce qui me

vint de plus raifonnable a l'efprit, après m'être fa-

rigué long-temps a chercher 1'auteur de cevol, fut

de l'imputer a d'A t, qui, déja faufilé chez

Mde. de Luxembourg, avoit pu trouver le moven

de fureter ces papiers, & d'en enlever ce qu'il lui

avoit plu, tant en manufcrits , qu'en lettres,

foit pour chercher a me fufciter quelque tracafle-

rie, foit pour s'approprier ce qui lui pouvoit con«

venir. Je fuppofai qu'abufé par le titre de la Mo-

rale fenfitive, il avoit cru trouver le plan d'un vrai

traité de matérialifme, dont il auroit tiré contre

moi ie parti qu'on peut bien s'imaginer. Sür qu'il

fetoit bientót détrompé par 1'cxamen du brouillon,

& déterminé a quitter tout-a-fait la littéraiure, je

m'inquiétai peu de ces larcins, qui n'étoient pas

les premiers de la même main (*) que j'avois en-

durés fans me plaindre. Bientót je ne fongeai pas

plus a cette infidélité, que ft 1'on ne m'en eüt fait

aucune, & je me mis a rafiembler les matériaux qu'on

m'avoit laifles, pour travailler a mes Confeffions.

Ta-

Cj J'avois trouvé dans fes EJémens de Mufi.jue beauconp de clioles tirées de ce que j'avois écrit fur cet art pour l'Encyclopédie, & qui lui fut remis pjuljeurs amicfes avant la piiblicaf ion de ces liléniens J'ignore la part qu'il au pu KVcir a un livre intiiuléi Dicliunnaire des Beaux /!rts: muis j'y ai trouvé des nrticles. tranl'crits des mieris, mot a mot, & cela longtemps avant que ces aiticies fulïcnt imprimés iiurs rtncyclopcdie.

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