is toegevoegd aan uw favorieten.

Supplement aux Œuvres.

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

pó LesConfessions.

pëtuelle, q«e de me faite errer inceflamment fur la terre, éti m'expulfant fucceflivement de tous les afyles que j'aurois choifis. Deux jours après ma première lettre, j'en écrivis une feconde a M. de GraiTenried pour le prier d'en faire la propofuion a LL. EE. La réponfe de Berne a 1'une & a 1'autre fut un ordre concu dans les termes les plus formels & les plus durs, de fortir de l'ifle & de tout le territoire médiat & immédiat de la république, dansl'efpace de vingt-quatre heures, & de n'y rentrer jamais, fous les plus grièves peines.

Ce moment fut afireux. Je me fuis trouvé depuis dans de pires angoifles, jamais dans un plus grand embarras. Mais ce qui m'affligea le plus fut d'être forcé de renoncer au projet qui m'avoit fait defirer de paiTer 1'hiver dans 1'ifle. II efl temps de lapporter 1'anecdote fatale qui a mis le comble a mes défaftres, & qui » entralné dans ma ruine un peuple infortuné , dont les naiffantes vertus pro. metioieiu déja d'égaler un jour celles de Spatte & de Rome. J'avois parlé des Corfes dans le ContratSocial, comme d'un peuple neuf, le feul de 1'Europe qui ne füt pas ufé par la lég flation , & j'avois marqué la grande efpérance qu'on devoit avoir d'un tel peuple, s'il avoit le bonheur de trouver un fage inllituteur. Mon ouvrage fut lu par quelques Corfes, qui furent fenfibles a la mamére honorable dont je patlois d'eux; & le cas oü Us fe trouvoient de travailler I 1'établiflement de leur république , fit penfer a leurs chefs de me de-