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Supplement aux Œuvres.

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io6 Les Confessions.

dans nn pofte femblable, avoit fouvent fait bouülonner mon cceur.

J'avois autrefois un peu connu le cbevalier de Beauteville chez M. de Luxembourg; il m'avoit témoigné quelque bienveiliance ; depuis fon ambsffade, il m'avoit encore donné quelques fignes de fouvenir, & m'avoit même fait inviter a 1'aller voir a Soleure: invitation dont, fans m'y rendre, j'avois été touché, n'ayant pas accoutumé d'être traité fi honnêtement par les gens en place. Je préfumai que M. de Beauteville, forcé de fuivre fes inftruaions en ce qui regardoit les affaires de Genève, me plaignant cependant dans mes malheurs, m'avoit ménagé, par des foins partïculiers, cet afyle de Bienne pour y pouvoir vivre tranquiüe fous fes aufpices. Je fus fenfible a cette attention, mais fans en vonloir profiter; & déterminé tout-a-fait au voyage de Berlin, j'afpirois avec ardeur au moment de rejoindre milord Maréchal, perfuadé que ce n'étoit plus qu'auprès de lui que je trouverois un vrai repos & un bonheur durable.

A mon départ de l'ifle, Kirkebergner m'accomppgna jufqu'a Bienne. J'y trouvai Weldremet & quelques autres Biennois qui m'attendoient k la defcente du bateau. Nous dinames tous enfemble St 1'auberge; & en y arrivant, mon premier foin fut de faire chercher une chaife, voulant partir dès le lendemain matin. Pendant le diner, ces Mesftcurs reprirent leurs infiances pour me retenir parnai