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Supplement aux Œuvres.

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J. J. RoUSSEAÜ. £JI

n'en doit pas même être employé dans Pbffige ordinaire. Ainfi nous ferons amis, & nous ne nous dirons pas mon ami. J'eus un furnom jadis que je crois mériter mieux que jamais. A Paris on ne m'sppeHoit que le Citoyen. Rendez - moi ce titre qui m'eft fi cher, & que j'ai payé fi cher; faites même en forte qu'il fe propage, & que tous ceux qui m'aiment, ne m'appellent jamais Monfieur; mais en parlant de moi, le Citoyen; & en m'écrivsnt, mon cher Citoyen. Je vous charge de fairé connoitre ce que je défire, & je ctois que tous vos amis & les miens me feront volontiers ce plaifir. En attendaut, commencez par donner 1'exemple.A votre égard, prenez un nom de fociété qui vous plaife, & que je puifle vous donner. Je me plais a fonger que vous devez être un jour mon cher hóte, & j'aimerois a vous en donner le ritfe d'avance; mais celui la, ou un autre, prenez en un qui foit de votre goüt, & qui fupprime entre nous le mauflade mot de Monfieur, que 1'ainirié & fa familiarité doivent profcrire.

Je fcuffre toujours beaucoup. Je vous embrafle.

L e t t r e d M. cTIvernois.

A Motiers, le 22 Avril 1715. J' a 1 recu, Monfieur, tous vos e.ivois, dk ma