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XXVÏij P R É F A C E.1

fon père, s'efforce de mériter le méme éloge, ou craint d'encourir un pareil blame. Averti par des faits récens, il peut etre touché de 1'honneur ou de la honte que fa mémoire répandra bientöt fur fes enfans. II fe dira quelquefois : On écrit aftuellement , & le public', une partie de mes contemporains, ne tardera pas a me juger; peut-être moi-même en ferai-je temoin.

L'intérêt qu'on prend k des ancêtres reculés de plufieurs fiècles, eft d'une toute autre nature. On fe glorifie avec raifon de defcendre d'un grand homme; mais on ne rougit pas d'avoir pour auteur de ia race , un fameux fléau de 1'humanité. Le grand objet eft de venir de loin. J'ai entendu des bourgeois de Paris, excellens citoyens, très-attachés a la monarchie , fe faire honneur de defcendre de quelquesuns des fei{e de Ia ïigue, qui furent pendus. Ils ne pouvoient fe flatter de prouver par-la que 1'ancienneté de leur bourgeoifie. II y a encore fur eet article une fingulanté affez bizarre : la plupart des hommes aimeroient mieux pour auteur un illuftre & heureux brigand ■ qu'un homme uniquement connu par fa vertu. Ils préféreroient Attila a Socrate. II femble que le

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