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J9° RÉGENCE.

de même efpèce que les offenfes du miniftre on s'acccoutuma k regarder fes propos comme' etant fans conféquence.

II n'étoit pas néceffaire de 1'impatienter, pour en eprouver des incartades. La marquife de Gonflans , gouvernante du régent , étant allé umquement pour faire une vifite au cardinal dont elle n'étoit pas connue , & 1'ayant pris' dans un moment d'humeur, k peine lui eüt-elle dit, monfeigneur.... Hö , monfeigneur, dit le cardinal, en lui coupant la parole , cela ne fe peut pas... Mais , monfeigneur... Mais , mais ; il n'y a point de mais, quand je vous dis que cela ne fe peut pas. La marquife voulut inutilement le diffuader qu'elle eüt rien k lui demander. Le cardinal , fans lui donner le tems de s'exphquer , la prit par les épaules, & la retourna pour la faire fortir. La marquife effrayée le crut dans un accès de folie, ne fe trompoit pas trop & s'enfuit en criant qu'il falloit 1'enfermer.

Quelquefois on le calmoit, en prenant'avec lui ion ton. II avoit parmi fes fecretaires de confiance, un bénédiétin défroqué, nommé Venier, homme d'un caraéfère lefte. Le cardinal, en le faifant travailler avec lui, eut befoin d'un papier qu'il ne trouva pas fous fa main k point nomme : le voila qui s'emporte , jure , crie , qu'avec trente commis il n'eft pas fervi, qu'il en veut prendre cent, & qu'il ne le fera pas mieux. \enier le regarde tranquillement, le regarde fans hu répondre, le laiffe s'exhaler. Le flegme & le filence du fecretaire augmentent la fureur du cardinal , qui, le prenant par le bras , le fecoue, Sc hu ene : mais réponds moi donc, bourreau :

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