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TRAGEDIE. 3l

L'univers vous pourfuit; le ciel fera pour vous.

Vos malheurs font vos droits, vos vertus font vos titres.

Entre ce peuple & tooi que les Dieux foient arbitres

OE D l P E. Eh-bien! j'obéis donc. Ecoutez-moi, grands Dieux 1 T'ofe au-moins fans terreur me montrer a vos yeux. Hélas ! depuis 1'inftant oü vous m'avez fait naitre Ce cceur a vos regards n'a point déplu peut-être.' Vous frappiez, j'ai gémi J'entrerai fans effroi Dans ce cercueil trompeur qui s'enfuit lóirr de moi. Vous favez fi ma voïx, toujours difcrete & pure S'eft permis contre vous le plus foible murmure: ' C'eft un de vos bienfaits, que né pour Ia douleur Je n'ai au - moins. jamais profaöé mon malheur. ' Vous voyez que ce corps & chancelle & fuccombe: Oü daignez-vous enfin m'accorder une tombe ? Répondez a ma voix , triftes divinitès.

(0« entend le bruit de plufieurs tonnerres fouterraim mêks a des cris de douleur c? a des accens lamentaties > ANTIGONETonneres, feux vengeurs, Dieu terribie, arrétez: Qui peut dans ce moment armer votre colere?

LE PEUPLE ET LES TROIS HABITANS OEdipe.

A D M E T E.

{Uhorreur du tonnerre & des cris funebres augmcnte) Oü fuis-je? ó ciel; je fens trembler ia terre! OE D I P E.

Répondez, répondez.

(Le bruit des tonner res & des cris monte au dernier degré,-}

SCÈNE F.

OEDIPE, ANTIGONE, LE GRAND PRETRF PRETRES DE, LA SUITE, ADMETE LES TROIS HABITANS, PEÜPLE, GARDES.

' LE GRAND-PRETRE.

,3 ÏMY

1NFORTUNE' vieillard Les Dieux fur tes deftins ont fixé leur regard. '

De

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