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io Le Voyage

de crainte de vous être importune , s'il m'étoit poffible de mangerfeule. II me faut abfolument de la compagnie, je m'en fuis fait une habitude dès mon enfance; ma mère feroit morte de faim plutöt que de manger fans avoir avec qui parler: & vous favez, Meffieurs, qu'affez ordinairement telle mère telle fille. Tubleu, dit Valfaint bas a Climont & a 1'abbé, quelle jafeufe! Je vois qu'avec elle nous n'aurons befoin que de nos oreilles. Je viens de Paris, Meffieurs, continua t-elle, oü j'ai pafte deux mois a folliciter un petit procés , que j'ai gagné avec dépens. Quelle ville que Paris ! Je n'y avois jamais été. Je fuis native de * * "*, oü mon mari eft avocat... Nous fommes voilms, inter* rompit Bourville ; j'ai une maifon a *, quï n eft qu'a une demi-lieue de chez vous. Tant mieux, reprit-elle , je fuis enpays de connoiffance ; mais permettez-moi , Meffieurs , de vous achever ce que je voulois vous dire de Paris,; c'eft une ville charmante ; je veux engager mon époux a quitter la province ; il fera auffi bien avocat a Paris qu'ailleurs; 9'eft toujours des procés. La province va m'être infupportable ; je n'y pourrai vivre, après avoir goüté les délices d'un lieu auffi agréable que Paris; c'eft un vacarme, un tapage qui m'enchantent. J'étois ravie de me trouver a Phëur'e demidiau

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