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de Bocace, m ft furpris de vous y voir; car ce n'eft pas d'aujourd'huique vous y êtes, Sc quoique avec moins d'mquiétudes, ce n'a jamais été dans un moindre danger.

; 11 efl vrai > Iui répliquai-je , tout contra , 1'on xi£y a vu quelquefois, & je commence a m'en reflbuvenir. II faut avouer que les fens lont de grands trompeurs : ce lieu m'avoit toujours paru fort agréable; j'y goütois une infinité de plaiürs; je ne me ferois jamais déRé qn'une telie horreur püt fuccéder a eet enchantement. Je vous avoue qu'aujourd'hui la frayeur m'a ü fort troublé, que je ne me fuis pas plus reconnu ici que fi je n'y étois jamais venu : cependant je commence a m'appercevoir que 1'air qu'on y refpire , empoifonne l'efprit & le coeur, & je comprens a préfent ce que fignifient 1'obfcurité, la ftérilité, 1'ho.rreur de ce trifte féjour , tous les noms que vous lui donnez, & la difficulté qu'il y a d'en fortir.

Puifque vouscommencez a entendre raifon , & k vous raffurer , me dit l'efprit; en attendant que le foleil paroifTe, & que je puifte vous conduire hors d'ici, répondez a mes queftions, & contentez ma curiofité. Si ce lieu étoit plus propre , je vous dirois de vous afTeoir; mais" puifque cela nfi fe peut, nous nous entretiendrons debout.

Bij

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