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S O N G E XL

L X X.

Si tu avois pu t'approprier tout l'air falubre qui Batte les délicieux coteaux de la Seme & de la Loire , toi tu l'eulTes fait. Et toi, fi tu avois pu renfermer le beau & vivifiant foleil d'aa| ton pare & dans ton palais pour ton feul ufage, tu l'eulTes renfermé, & tu n'aurois laiffé a ce peuple, dont le fang (a ce que tu crois) eft différent du tien, que la lueur du crépufcule, ru aurois voulu enfuite qu'on vantat ta noble clenience.

Et beureufement que toi, tu n'as pu dérober ni l'air, ni la lumière , ni les rayons argentés de la lune, ni les brillantes étoiles du firmar ment; & toi heureufement encore que tes longues & avides mains ont été trop courtes pour embrafler le globe de la terre; car il auroir fallu que la terre clans fon enfemble fur pour les defirs impérieux d'un feul homme fou 8c fuperbe

Mais qu'importe, la terre eft envahie; tout: eft pris. Grands! vous la poftédez & la partagez exclufivement. H n'en refte que des lambeaux pour préferver de la difetre, L plus grandeportion du genre humain (i)..

{i) I! ya ^elon mo* contradiétion entre naiifance Sz

P iv

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