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231- L'A n e d' O r

écus d'or, qu'il jeta au milieu de la place: Sc voila , continua-r-il, un préfent que je vous fais a tous , ou plutót, rrta dotque jevousapporte, & je m'offre d'être votre capitaine, fi vous m'en jugez digne , vous afiurant qu'avant qüil foit peu, je convertirai en or cette maifon qui n'eft que depierre».

Dans 1'inftant même, tous les voleurs, d'un commun confeutement, 1'élurent pour leur chef, Sc lui préfentèrent un habit un peu plus propre que les leurs, afin qu'il s'en revêtït, & qu'il quittat fes vieux haillons. Dès que cela fut fait, il les embrafia tous 1'un après 1'aitere; enfuite on le mit a table , a la place la plus honorable, & tous enfemble célébrèrent fa réception par un grand W pas, oü chacun but beaucoup. En caufant tous de chofes Sc d'autres , ils lui apprirent la manière dont la jeune fille s'étoit vöülu fa.uver par mon moyen, & la mort affreufe qu'ils nous avoient deftmée a 1'un & & l'autre. II leur demanda oü étoit la fille; ils 1'y conduifirenr, Sc 1'ayant vue chargée de chaines , il s'en revint avec un vifage refroigné. «Jene fuis pas, leur dit-il, aiTez mal avifé , ni affez téméraire pour m'oppofer a ce que vous avez réfolu ; mais je me croirois coupable, fi je ne vous difois pas mon fentiment fur ce qui i-egarde vos intérêrs. Permettez-moi donc, puifque c'eft pour votre bien, de vous dire librement ce que je penfe, d'autant plus que vous êtes toujours

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