Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

'559 L'Ake d'Oï

étoit fort éloignée. D'abord qu'd fat parti, eértS femme impatiente de remplir fon efpérance, tóffi-i ene fon beau-fils de tenir k prome/re ^ ^ avoir faxt, Mais ce jeune homme alléguant tantot une excufe tantöt une autre, fait fi bien qu'il evire de la voir, tant qu'enfin elle connut, d n'en pouvou douter par la contrariété des réponfes qu on lui/aifoit de fa part, qu'elle ne devoit plus compter fur la parole qu'il luiavoit donnée; ce qui changea tout d'un coup 1'amour inceftueux ou'elle avoit pour hu, en une haine encore plus détekle, & ayant appelé un ancien valet qu'elle avoit, homme capable de toutes fortes de crimes, elle lui communiqua fes pernicieux delfeins, & ils conclurent enfemble que Ie meilleur parti qu'ils eulfent a prendre, étoit de faire mourir ce malheureux jeune homme.

Ce fcélérat va donc auflïröt, par 1'ordre de fa

maitreife,acheterdupoifond'uneffettrès-prompt, & le P^P-e pour la mort du fils aïné de la Lifon en le de ayant avec foin dans du vin. Mais pendant qu ils déhbèrent entr'eux du tems qu'il, prendront pour lui donner certe boilTon, le plus jeune des aeux freres, le propre fils de certe abominable femme, etaut de retour de fes études du matin, * ayantfoif après avoir mangé fon déjeüné, trouve Par hafard le vafe plein de ce vin empoifonné, & h vide d'un feul trait. A peine eut-il bu cette

Sluiten