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H I s T O I R E

CHAPITRE li

Oh l'on voit combien M. Oufle étoitperfuadé qu'il y avou des loups-garoux, & ce qui l'avoit engagé a le croire,

Il y a long-tems qu'on parle des loups-garoux (i) Les anciens & les modemes nous en rapportent grand nombre d'hiftoires, qui qLloique faW_ leufes, nbntpas laiflë de paffer dans 1'efprit des lïmples, pour très-véritables. On en fait mille contes auxjeunesenfans, qui étantfans lumière & fans expérience , y ajoutent foi d'autant plus vo ontiers, que ce font leurs pères, leurs mères & leurs mies qui leur fonc ces récits ridicules> ^ II eft a croire que M. Oufle avoit recu étant jeune ^ des impreffions de cette nature x & qU'ü les avoit enfuite extrêmement fortifiées par la lecture ; car il ne manquoit pas de livres qui traitent de plufieurs fortes de ces bizarres rranW t-ations -y toutes les hiftoires qu'il en lifoit, paf. foient dans fon efprit pour conftantes , ainfi , ii ne doutoit point qu'il n'y eüt, par exemple , des

(i>. Francois Phsbus, comte de Fok, dit en fon livre de t > C£ mot^™*> veut dire garder-vaus,

Dernonomanie de Bodin, p. 195. Tableau de rinconrtanc, 4cs demons, par de Lancre, p.

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