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1^8 Les aVénturês que fecours inefpéré au continent , ou de réuffir comme j'avois fait en Aftique, en fuivant fe rivage, a trouver quelque terre habk.ée , &C ia i.n de mes misires, Peut-être , dis je, renceutrefai-je quelque Vaiifean chrétien qui voudra bien me prendre-; en tout cas , le pis qui pent arrivef, c'eft de mourk & de fioir tout d'ün coup mes malheurs.

Cetre réfolution bifarre étoit 1'efTet d'un efprir naturellement impacient , pouffé jufqu'au üéfefpok pat une longue & conrinuelle fouffr'ance , S; fur tout par le malheur d'avoir été trompé dans mon efpérance de trouver a. bord du vaiffeau quelque homme vivant qui auroit pu m'informer ou étoit fitué 1'eudroit de ma ciemente , & par queis moyens je pouvois me tirer de mon trifte état.

Toutes ces penfées m'agitèrent d'une tclle force , qu'elles fufpendirent pour un tems la rranquillité que m'avoit donnée autrefois ma réfignation a la provideuce, 11 n'étoit pas dans mon ponvoir de dctourner mon efprit du pröjet de mon voyage , qui excitoit dans mon ame des defirs fi impctueux , que ma raifon étoic incapable d'y réhiler.

Pendant deux heures entières cette paflïon m'emporta avec tant de violence , qu'elle fit bouillonner mon fa-ng dans mes veines, comme

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