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a Les aventores lemtnt qu'elle étoit Ie foutien de toutes mes at* f-iii.es, le centre de tous mes projets Jl'aufceür de touce ma félicité , puifque par f.i prudence elle m'avoit détourné de 1'exécution de mes delfeius chimériques. Ses tendres difcours avoient fair de plus utiles impreiïions fur moi, qu'autrefois ma propte raifon, les larmes d'une mère , les fagcs préceptes dun père éclairé , & les prudens confeds de mes amis n'auroientété capables d'en faire lur mon efprit. Je m'étois félicité mille fois de m ctre laiiïe gagner par fa douceur & par fon attachement pour moi : & par fa mort je me confidérois comme un homme déplacé dans le monde, privé de tout fecours & de toute confolation.

Dans ce tiifte état je me voyois auffi étranger dans ma patrie que je 1'érois dans le Brcfii lorfque j'y abordai; & quóiqu environné de. mes domeftiques, je me trouvois prefque auffi fettl que je 1'avois été dans mon ile. Je ne favois que! parti prendre j je voyois autour de moi rous les hommes occupcs, les uns a gagner leur vie par le travail le plus rude , les autres a fe perdre dans de ridicules vanités , ou a s'abïmer dans les vices les plus honteux, fans atteindre les uns & les aucrcs a la félicité que tout le monde fe propofe pour unique but. Je voyois les riches tomber dans le dégout du plaifir par 1'habicude de s'y Hvrer j & s'umftkx, par leurs débavLiches , un

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